Naissance du Duché

En 1632, le dernier Duc de Montmorency, alors Premier Duc de France, se rebelle contre le Roi. Il est décapité et le titre échoit alors, par ancienneté, au Duc d’Uzès. Par ce titre, ils occupaient le premier rang après les princes de sang. Chevalier d’honneur de la Reine Mère, ils portaient les honneurs (sceptre et couronne) au moment des sacres et prononçaient la phrase rituelle « Le Roi est mort, vive le Roi » lors des obsèques.

Vingt et un Ducs d’Uzès furent tués ou blessés sur les champs de bataille. On raconte ainsi qu’un jour le roi Louis XVIII s’étonnait, devant le duc d’Uzès, que sa famille n’ait pas donné de maréchal à la France. « Sire, c’est que nous nous faisons tuer avant ! », lui aurait-il répondu.

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L’aventure vers l’AOP

En contrôlant les volumes, en affinant la qualité, les hommes et les femmes de l’appellation ont su tirer le plein potentiel d’un terroir gourmand en le travaillant avec leur caractère et leur fierté. En 1989 les viticulteurs de l’Uzège et des Garrigues commencent à œuvrer pour obtenir l’accession à l’appellation d’origine contrôlée (AOC). En 1991 ils créent le du Syndicat des Vins du Duché d’Uzès.

Dans les années 2000, le Duché d’Uzès dépose auprès de l’INAO une demande de VDQS (Vins Délimité de Qualité Supérieure), antichambre des AOC. C’est un travail collectif de plusieurs années en collaboration avec les bureaux de l’INAO de Montpellier et d’Avignon qui a ainsi permis de délimiter les terroirs et de donner aux vins du Duché d’Uzès leur identité propre. 

La reconnaissance !

En 2009 le comité national INAO entérine le principe de la demande d’accession directe à l’AOC avec la nomination d’une commission d’enquête. Et obtient le 29 juin 2012 un avis favorable de l’INAO, avant la parution du décret officiel le 19 juillet 2013. L’AOC Duché d’Uzès est née !

AOP Duché D'Uzès